Edito: Photographie africaine

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  "Studio Ndewendeul", série photos par Djibril Drame

"Studio Ndewendeul", série photos par Djibril Drame

Comment définir la photographie africaine ? 

La définition la plus simple est celle de la photographie faite par les africains, à destination des africains. Cette définition est néanmoins à nuancer au regard de la mondialisation de l’art. Aujourd’hui, la photographie d’art africaine s’exporte partout dans le monde. 

D’où vient-elle ? 

L’histoire de la photographie africaine est liée à celle du continent. La photographie en Afrique a été dans ses première heures un moyen de contrôle colonial et postcolonial. Le rapport à la photographie était imposé, dégradant et conduisait à une perte d’identité pour les besoins administratifs ou ethnologiques. Les individus étaient tout simplement fichés et photographiés. Par la suite, les populations se sont appropriées ce médium au travers des studios photos qui reprenaient en partie les codes de la photographie d’identité coloniale pour la sublimer par la suite (voir article Seydou Keita). 

Quel est le style de la photographie africaine ? 

À l’origine, la photographie africaine est par essence associée au portrait. Portait lui-même dérivé des photos d’identité de la colonie. Les plus grandes photographies africains (Seydou Keïta, Malik Sidibé, Cornelius Augustt) sont pour la plupart des portraitistes qui témoignent des évolutions sociales et culturelles de l’Afrique au travers de l’appropriation de cet ancien outil colonial. Aujourd’hui encore, la jeune génération, volontairement ou non, est très portée sur l’art du portrait (voir article sur Djibril DrameYannis Davy Guibinga). Néanmoins, d’autres styles émergent laissant place à une explosion de créativité (photo-journalisme, street photography, arts visuels) 


Quel est son rayonnement ? 

Ignorée pendant de longues années, la photographie africaine regagne ses lettre de noblesses dans les années 90 lorsque des chercheurs décident d’exhumer les fonds des studios photos. Comprenant l’importance du témoignage sociologique, les portraits studio des photographes africains s’arrachent. Associé à l’essor économique du continent, essor qui précède la valorisation de l’art en général, l’art moderne africain, dont la photographie, bénéficie d’un rayonnement et d’une visibilité croissante (nouveaux artistes cotés comme Victor Omar Diop, prise de valeur des œuvres historiques, ouverture de multiple galeries). 

Quelle suite pour la photographie africaine ? 

La suite logique serait une nouvelle vague d’artiste, dont des photographes africains, comme a pu le vivre d’autre marché émergeant comme la chine. L’art moderne est en constant renouvellement. L’accès au support numérique, la mondialisation, la volonté des états, la multiplication des galeries d’arts africaines en Afrique ou en occident ainsi que la multiplication des acteurs culturels, renforcent le sentiment d’une montée en puissance de l’art photographique africain. 

What African photography? 

The simplest definition is that of photography made by African, to African. This definition is kept in perspective in view of the globalization of the art. Today African art photography, made by Africans, is exported to the West. 

Where is it from ? 

The history of African photography is linked to the continent. Photography in Africa was in its first hours an tool of colonial and post-colonial control. The photography was imposed, degrading and led to a loss of identity for administrative or ethnological needs. People were just stuck and photographed. Later, population appropriated this medium through the photo studios which incorporated some of the colonial photography identity codes to sublimate them later (see article on Seydou Keita). 


What style for the African photography? 

Originally, African photography is inherently associated with the portrait. Wore itself derived ID photos of the colony. The largest African photography (Seydou Keita, Malik Sidibé, Cornelius Augustt) are mostly portraitists that reflect the social and cultural changes in Africa through ownership of this old colonial tool. Today, the younger generation, intentionally or not, is very focused on portraiture (Djibril Drame, Yannis Davy Guibinga). However, other styles emerged giving way to an explosion of creativity (photojournalism, street photography, photographic modern art) 

What is its influence? 

Ignored for years, photography regains its letter of nobility in the 90s when researchers decide to exhume the funds pictures studios. Understanding the importance of sociological evidence, studio portraits of African photographers snapped. Associated with the continent's economic boom, boom preceding the valuation of art in general, modern African art, including photography, enjoys a radiation and increasing visibility (rated new artists like Victor Omar Diop , value-taking historical works, opening multiple galleries). 

What next for the African photography? 

The logical continuation would be a new wave of artists, including African photographers, as has been the experience of other emerging market like China. Modern art is in constant renewal. Access to digital media, globalization, the will of the states, the proliferation of African art galleries in Africa or in the West and the proliferation of cultural actors strengthening the feeling of rise of African photographic art. 

http://www.afropunk.com/profiles/blogs/photography-the-ndewendeul-studio-portraits-by-senegalese-visual?xg_source=activity